Pour une restauration collective de meilleure qualité !

Written by camanisenat. Posted in Actualité, Communiqués de presse

Dans le cadre de l’examen du projet de loi Egalité et Citoyenneté, j’ai déposé un amendement afin d’introduire, dans les services de restauration collective, 40 % de produits relevant de l’alimentation durable et 20 % de produits issus de l’agriculture biologique d’ici au 1er janvier 2020.

Le dispositif, que je défendrai en séance publique dans les prochaines semaines, est partagé par une très grande majorité de Français qui souhaitent, notamment pour leurs enfants, une alimentation de meilleure qualité et la garantie d’une meilleure traçabilité des produits. Pour preuve, un sondage IFOP réalisé en janvier 2016 révèle que 76 % de nos concitoyens sont favorables au vote d’une telle loi.

Au Conseil départemental de Lot-et-Garonne, nous avons déjà prouvé l’intérêt de recourir aux circuits courts avec le programme « Du 47 dans nos assiettes ». En privilégiant les produits locaux, frais et de saison, et bio si possible, dans les restaurants des collèges, nous avons obtenu l’adhésion aussi bien des producteurs que des élèves et leurs familles.

Au-delà des parents d’élèves, qui soutiennent cette initiative, j’ai été sollicité par de nombreux agriculteurs et d’éleveurs qui partagent cette proposition car elle pourrait représenter des débouchés économiques importants, à l’heure où le monde agricole est confronté à des difficultés majeures.

En Lot-et-Garonne, c’est une réelle opportunité à saisir ! Déjà qualifié de jardin de la France pour la diversité et la qualité de ses productions et premier département bio de la Nouvelle-Aquitaine, le Lot-et-Garonne est riche d’une agriculture qui sait s’adapter aux besoins actuels et d’une industrie agroalimentaire qui sait sublimer nos produits du terroir. A nous pouvoirs publics de soutenir ces secteurs d’activités et de faciliter les échanges entre consommateurs et producteurs, répondant ainsi aux attentes de chacun.

C’est pourquoi, j’en appelle au rassemblement pour cette mesure d’intérêt général. Le Sénat ne doit pas céder une nouvelle fois au conservatisme en refusant cet amendement. Les arguments juridiques avancés par la majorité sénatoriale ne tiennent pas car cette proposition respecte en tous points les obligations légales en termes de marchés publics. Il serait enfin préjudiciable d’ignorer les attentes pressantes de nos concitoyens pour une alimentation plus saine et plus locale !

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