Réponse au communiqué du président de l’UNPI47 publié dans les colonnes du journal Sud-Ouest le 11 juillet 2017

Catégorie : Actualités, Actualités locale, Au conseil général

Les propos du président de l’UNPI47, au-delà même de leur caractère outrancier et irrévérencieux, comportent beaucoup de contrevérités. Quelques éléments factuels suffisent à mettre en évidence les biais d’une argumentation démagogique et populiste :

Non monsieur, la part départementale de la Taxe Foncières sur les Propriétés Bâties (TFPB) n’a pas augmenté depuis 2009 en Lot-et-Garonne ! Laisser entendre le contraire est pur mensonge.

Non monsieur, la gestion de la collectivité n’est pas en cause. Le problème est structurel et concerne tous les Départements ruraux. Notre gestion est saluée par tous les organismes sérieux et indépendants. N’auriez-vous donc pas lu les avis unanimes de la Chambre régionale des comptes, de l’Institut Ifrap ou encore de Contribuables associés ?

Non monsieur, il n’y a pas toujours d’autre possibilité que de recourir au levier fiscal, surtout lorsque que l’augmentation est imposée par la Chambre régionale des comptes, que celle-ci intervient après une économie de fonctionnement supplémentaire de 6,4 millions d’euros (au détriment notamment des acteurs associatifs et économiques du territoire), que 80% des dépenses de fonctionnement sont des dépenses obligatoires prescrites par l’Etat et que ce même Etat a vis-à-vis du Département une dette cumulée depuis 2008 qui s’élève à 416,6 millions d’euros, soit l’équivalent d’un budget annuel !

Non monsieur, résister et porter le fer dans la plaie au plan national n’aura pas été inutile ! Le sujet de l’avenir des Départements ruraux est désormais sur la place publique et je ne saurais faire pour ma part de procès d’intention au nouveau Président de la République lorsqu’il affiche l’objectif de « réparer les fractures du pays ». J’ai décidé de le prendre au mot, d’être combatif et de placer le Département de Lot-et-Garonne dans une dynamique visant à sortir durablement de cette situation intenable qui met en difficulté tous les Départements ruraux de France !

Non monsieur, placer le Département sous la tutelle de l’Etat n’aurait pas été une solution. Cette option aurait même produit le contraire de l’effet attendu. Faire cela, c’était condamner à mort tous les acteurs du territoire que notre collectivité soutient.

Alors, disons-le honnêtement, il y a un problème de justice fiscale dans notre pays, de répartition des richesses et de redistribution notamment entre départements riches et départements ruraux. C’est tout le sens de notre combat !

Je ne vous ferai pas l’affront, pour ma part, de laisser entendre que vous méconnaissez tous ces éléments, au risque de vous faire passer pour incompétent.

Alors, oui, cela suffit ! Cela suffit de se laisser aller à des envolées populistes qui ne visent qu’à opposer les uns aux autres et à creuser les fractures territoriales de notre pays. Un nouveau quinquennat s’ouvre, notre pays a de grands défis à relever, l’avenir des Départements ruraux est en jeu… alors, l’heure n’est pas à la démagogie mais à la mobilisation et à l’unité.

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