Néonicotinoïdes : le Sénat adopte un amendement de bon sens

Catégorie : Actualité, Communiqués de presse

Dans le cadre de l’examen en nouvelle lecture au Sénat du projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, je me félicite de l’adoption hier soir d’un amendement, dont je suis signataire, qui met en place une interdiction par étapes des pesticides néonicotinoïdes.

Cet amendement de compromis présente un dispositif plus pragmatique et plus efficace que celui retenu par l’Assemblée nationale (qui prévoyait une interdiction totale en 2018).

Tout en poursuivant l’objectif de l’interdiction totale au 1er juillet 2020, cette version offre la possibilité d’interdire dès juillet 2018 l’utilisation de certains néonicotinoïdes s’il existe des produits ou des pratiques de substitutions. En effet, il reviendra à l’ANSES, l’Agence nationale de sécurité sanitaire et de l’alimentation, qui dispose de toutes les compétences scientifiques nécessaires, d’en interdire l’usage. Cette version du texte permettra ainsi aux agriculteurs d’anticiper et de s’adapter plus facilement à la nouvelle législation.

Loin des postures politiciennes, cet amendement répond à la fois aux enjeux sanitaires, environnementaux et économiques. C’est la position que j’ai toujours défendue tant au niveau départemental, à travers la mise en place de la charte de coexistence des cultures, qu’au niveau national. Il ne sert à rien d’opposer les agriculteurs aux apiculteurs qui travaillent bien souvent en bonne harmonie et l’exemple du Lot-et-Garonne le démontre.

J’espère que l’Assemblée nationale retiendra ce dispositif gradué et progressif qui crée une dynamique positive pour la protection de notre biodiversité et la sauvegarde de nos pollinisateurs.

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