Archive pour février, 2012

Quel avenir pour notre école primaire ?

Catégorie : Interventions

Parce que les politiques mises en place par le ministère de l’éducation nationale depuis presque cinq ans maintenant ont des conséquences préoccupantes sur l’avenir de nos enfants les plus en difficulté, j’ai interpellé le Ministre de l’Education nationale sur la suppression des RASED.

En Lot-et-Garonne, sur 56 postes de réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED) 18 devraient être supprimés, soit le tiers des effectifs. Or, la suppression des postes de RASED mettra en péril l’équilibre entre les élèves qui bénéficient d’une aide dans le cadre du RASED, et ceux qui en bénéficient dans le cadre du soutien scolaire. En effet, l’aide apportée par le RASED devra être assumée par les professeurs, qui suivent déjà parfois un effectif important de leur classe en soutien scolaire. L’école publique a le devoir d’assurer un suivi pédagogique approprié à tous ses élèves, et ce, sur l’ensemble du territoire. En effet, dans un territoire comme le nôtre, le maillage scolaire est primordial pour la survie de certains villages. Mais, la politique de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux a pour conséquence la fermeture de classes, parfois d’écoles, sur certains territoires ruraux. Les suppressions de postes enseignants, de personnel RASED, de postes administratifs, la fermeture de classes fragilisent l’école de la République, fragilisent l’égalité des chances. Aussi, je lui ai demandé de bien vouloir réexaminer les mesures envisagées pour les écoles de notre département.

Consulter l’intégralité de cette question en cliquant ici.

Pour un nouvel aménagement numérique du territoire

Catégorie : Communiqués de presse

Dans la nuit du mardi du 14 février au 15 février 2012, le Sénat a adopté une proposition de loi visant à assurer l’aménagement numérique du territoire. Très largement amendé par la majorité sénatoriale, ce texte part d’un constat simple : les dispositifs visant à assurer la couverture du territoire national en haut et très haut débit laissent une marge de manœuvre trop large aux opérateurs privés, créant de véritables inégalités territoriales dans le déploiement du réseau en fibre optique au détriment des territoires ruraux.

Pierre Camani, conscient du formidable levier de croissance que représentent le déploiement de la fibre optique et l’économie numérique pour développer la compétitivité et l’attractivité du Lot-et-Garonne, a été désigné « chef de file » de son groupe pour suivre ce dossier et a pris une part importante aux débats.

Il a ainsi pu rappeler que « l’accès au haut et très haut débit sur l’ensemble du territoire, quelle que soit la technologie utilisée, est un défi que nous devons relever afin de résorber les effets d’une fracture numérique devenue une réalité de plus en plus difficile à vivre pour ceux qui la subissent ». Critiquant le modèle actuel, Pierre Camani estime qu’il faut « proposer une vision différente de l’aménagement numérique du territoire en articulant les initiatives publiques et privées, en donnant une vraie place aux collectivités territoriales, et en créant un système pérenne de financement accompagné d’une véritable péréquation ».

Ce texte prévoit notamment que les schémas directeurs territoriaux d’aménagement du territoire seront obligatoires, et les conventions signées entre les collectivités territoriales et les opérateurs y seront annexées. Par ailleurs, les obligations des opérateurs seront renforcées, et des sanctions en cas de non respect des engagements pourront être prononcées par l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (ARCEP).

Pierre Camani, lors des débats en séance, a aussi pu exprimer ses préoccupations sur l’accès à Internet dans les territoires ruraux. « L’attente en faveur du haut et très haut débit est très forte en milieu rural. La proposition de loi renverse de manière audacieuse la logique actuelle de déploiement de la fibre optique dans les zones denses, où la demande est moins forte du fait de la présence du haut débit, pour la prioriser dans les zones rurales, dans lesquelles la demande est importante ».

En conclusion de son intervention il a pu rappeler que « chaque époque a ses besoins, ses grandes politiques d’aménagement du territoire. Aujourd’hui, il nous appartient de bâtir des nouvelles routes, celles de l’information et de la communication, celles du très haut débit ».

Il espère désormais que l’Assemblée Nationale se saisira de ce texte.

Discussion sur la proposition de loi sur l’économie numérique

Catégorie : Interventions

Monsieur le Président,
Monsieur le Ministre,
Monsieur le Rapporteur,
Mes chers collègues,

L’économie numérique représente un formidable levier de croissance pour notre pays. Elle constitue un enjeu majeur de compétitivité, d’aménagement et d’attractivité de nos territoires et de nos PME. On ne peut négliger, et plus particulièrement en période de crise, le potentiel de croissance non négligeable qu’elle porte.
Aussi, le texte porté par Messieurs Maurey et Leroy nous donne l’occasion de débattre de ce sujet d’importance majeure pour l’avenir de nos territoires.
Une étude récente réalisée par le Cabinet McKinsey en mars 2011 fait état de la création de 700 000 emplois dans ce secteur depuis 2 000 et prévoit 450 000 créations nettes d’emplois directs ou indirects à l’horizon 2015. Vous l’avez rappelé Monsieur le Ministre.
L’accès au haut et très haut débit sur l’ensemble du territoire, quelle que soit la technologie utilisée, est un défi que nous devons relever afin de résorber les effets d’une fracture numérique devenue une réalité de plus en plus difficile à vivre pour ceux qui la subissent.
En effet, regardons l’état des lieux.
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